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Tag - flammarion - Une montagne de livres

Une montagne de livres

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26 août 2007

Le Chemineau de la Montagne - Jacques Dieterlen

Le Chemineau de la Montagne - Jacques Dieterlen
Editions Flammarion - Coll. La vie en montagne
Préface de Henry Ripert - EO. Oct 1938





Chemineau : « Personne qui parcourt les chemins, en vivant au jour le jour »

Ouvrage biographique écrit à partir de la correspondance, des carnets de route et des renseignements fournis par les amis de Léon Zwingelstein.

L'alpinisme compte quelques personnages singuliers, qui semblent égarés par erreur sur notre planète, et ne paraissent retrouver leur patrie que dans le monde magique de l'altitude (Sylvain Jouty). Léon Zwingelstein fait partie de ceux qui sont revenus du front de Verdun ou de la Somme. Des poilus survivants plus tout à fait des hommes, ou plutôt qui ne trouvent plus leur place parmi les hommes.

Si ce récit est certes l'histoire du plus fantastique raid à ski jamais réalisé à cette époque : Grenoble - Nice - Chamonix - Zermatt - St Moritz - Davos - Brigue. Raid longuement et scientifiquement préparé, réalisé seul, en autonomie quasi complète.
Il est également l'histoire d'un homme, perdu dans la société (ne disait-il pas que sa chambre à Grenoble, n'était qu'un bivouac parmi les hommes ?), à la recherche d'un idéal de vie, d'une sérénité.

Cet idéal, c'est la montagne. Un massif, l'Oisans, où naîtra cette attirance. Les Alpes Suisses, où son osmose avec le milieu montagnard trouvera son apogée.

Le moyen d'atteindre cet épanouissement et cetet sérénité : ce raid, réalisé en 1933, suivi par un second dès 1934 où il escaladera en hiver & en solo une bonne partie des 4000 suisses, Zwing réalise avant toutes choses un véritable voyage initiatique, qui nous plonge dans les sources et les raisons profondes de l'amour d'un homme pour la Montagne mais qui pose également les bases d'une éthique du ski-alpinisme et du raid en altitude.
Zwingelstein n'était pas un alpiniste médiatique (guide-écrivain ou écrivain-alpiniste), mais un amateur éclairé, passionné dans la lignée des Sans-guides des années 30. L'ouvrage de Jacques Dieterlen a donc le mérite de (re)mettre au premier plan (il ne l'aurait pas souhaité de son vivant) et de transmettre à des générations de montagnards le testament spirituel de cet attachant personnage.

  • Un dossier très bien documenté sur Bikouak.net
  • La réédition de cet ouvrage, en 1996 chez Arthaud, est également désormais épuisée. On trouve néanmoins quelques exemplaires anciens ou plus récents assez facilement sur le marché de l'occasion.


Flash

1 mai 2007

La montagne à mains nues - René Desmaison


La montagne à mains nues - René Desmaison
Flammarion 1971



Ce premier ouvrage de René Desmaison, paru quelques années seulement après la polémique du sauvetage au Dru avec Gary Hemming, est avant tout un "catalogue" des plus belles ascensions de l'auteur :

  • Eperon Margherita
  • Aiguille Noire de Peuterey
  • Face Ouest des Drus
  • Olan
  • Eperon Walker
  • Dolomites (Cima Ouest)
  • ...


René Desmaison sur le Pilier central du FreneySi René Desmaison arrive, avec ses mots simples et son style direct à nous emmener au coeur de l'action, il ne faut pas en attendre plus. L'ouvrage n'est (à mes yeux) qu'un palmarès - certes impressionnant - , émaillé par endroits de quelques réflexions.

La maturité littéraire arrivera en 1973 avec 342 heures dans les Grandes Jorasses, où le tragique mettra (malheureusement) mieux en valeur l'écriture de Desmaison.

20 avril 2007

20 ans de cordée - Paragot Bérardini

Robert Paragot & Lucien Bérardini - 20 ans de Cordée
Flammarion Coll. L'Aventure Vécue - 1974



L'alpinisme français d'après-guerre connaît un formidable renouveau. Après l'alpinisme quelque peu aristocratique des années 30 et face à un alpinisme qui se veut de plus en plus professionnel et dont les guides sont des figures enblématiques, une nouvelle forme d'alpinisme amateur issue des milieux populaires parisiens se développe. Paragot, rêve ainsi de sommets devant ses dossiers à la "Sécu" et s'échappe dès le Week-End à 'Bleau' ou au Saussois avec son compère 'Lulu' Bérardini.

La cordée Paragot-Bérardini, c'est d'abord des amis de cordée, une cordée d'amis.Robert Paragot
Iconoclastes, anti-conformistes, ils symbolisent surtout ces grimpeurs de l'après-guerre de souche modeste, qui, se moquant des conventions et des règles, ont renversé les stéréotypes du 'parfait montagnard'. Audacieux, tenaces, animés par une formidable volonté d'être et de se surpasser Lucien Bérardini et Robert Paragot, ont trouvé dans l'escalade le moyen de libérer leur énergie et leur violence.

Lucien BérardiniMais la cordée Paragot-Bérardini est surtout un couple de grimpeurs hors-pair. Aconcagua, Huascaran, Makalu, Dolomites ou premières dans le Massif du Mont Blanc, ils sont partout et réussissent avec une insolente facilité.

Ce livre, c'est d'abord l'histoire de deux copains, de deux alpinistes.

Un ouvrage plaisant, simple et 'franc du collier' à l'image de leurs auteurs.


Crédit Portraits : skitalets.ru

23 mars 2007

René Desmaison - 342 Heures dans les Grandes Jorasses

René Desmaison - 342 Heures dans les Grandes Jorasses
Ed. Flammarion - Coll. L'aventure Vécue - Réed. 1975



Hiver 1971.
René Desmaison, qui s'est déjà illustré à maintes reprises dans des voies engagées ou des secours controversés (sauvetage des allemands au Dru avec Gary Hemming), s'engage avec un nouvel équipier - Serge Gousseault - dans l'ouverture d'une première dans la face nord des Grandes Jorasses, une directe hivernale dans la Walker.

Face Nord des Grandes Jorasses Bien qu'étant un alpiniste expérimenté et prometteur, Serge Gousseault n'a pas la résistance physique et morale de Desmaison. Dans des conditions dantesques, la cordée fatigue dans la face et le 10ème jour d'ascension - à peine à une centaine de mètres du sommet - Desmaison assiste à la lente agonie de son camarade qui s'éteindra deux jours plus tard. A court de matériel, les cordes tranchées par des chutes de pierres, Desmaison est condamné... à attendre. Dans la vallée, les secours (et en particulier Herzog et Devouassoux), qui ont mis beaucoup trop de temps à comprendre la situation réelle dans la face, tergiversent et hésitent à risquer des secours héliportés. Ce sera sans compter le courage et l'audace d'un pilote extérieur à la vallée de Chamonix qui se déposera finalement des secouristes sur les crêtes, qui extraieront Desmaison de la face le quinzième jour.

René Desmaison En achevant la lecture de 342 Heures dans les Grandes Jorasses, on ne sait plus vraiment si le plus important dans cette tragédie est le calvaire enduré par ces deux hommes, la cordée Desmaison-Gousseault, ou par la controverse qu'elle suscita à l'époque (1971).

Faut-il "charger" Desmaison, qui ignorait que Gousseault tenait une "petite forme" cet hiver là ? qui, allé trop loin, ne pouvait plus sortir que par le haut ? qui - confronté à ses principes selon lesquels "des alpinistes engagés dans une paroi en hiver ne doivent compter que sur eux-mêmes. Ils ne peuvent exiger aucun secours." - attendit peut-être trop pour y déroger ?
Dans la vallée, le ressentiment des Secours vis à vis de Desmaison était encore trop présent (cf épidode du Dru) pour dépassionner le débat et raisonner de façon objective.

Le livre est émouvant. Les mots simples mais directs de Desmaison ne laissent pas insensible et nous laissent un témoignage prenant de l'esprit de cordée. A chacun de se faire son opinion.

342 heures dans les Grandes Jorasses a été réédité chez Hoëbeke.