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Tag - glénat - Une montagne de livres

Une montagne de livres

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24 mai 2008

Livres en double à vendre


Deux livres en double occupent actuellement les étagères de ma bibliothèque.



Samivel - Le Fou d'Edenberg
Ed Albin Michel - rééd 1979 (dernière rééd)
Bon état (étiquette d'appartenance à l'intérieur)

Un roman à thèse pour promouvoir la protection de la montagne contre l'extension excessive des stations de ski (J. Perret)


Prix : 7 €



Marc Batard - La sortie des cimes
Glénat - Coll. Hommes et Montagnes - 2003
Comme neuf

Prix : 10 €

Me contacter par mail si intéressé.

18 mai 2008

Livres en double à vendre


Deux livres en double occupent actuellement les étagères de ma bibliothèque.



Etienne Bruhl - Accident à la Meije
Ed. J. Susse Fev 1947 - 1ère édition (selon Perret)
Jaquette abimée mais livre en bon état

Roman policier sur le thème de l'alpinisme. Un excellent livre dans un genre qui habituellement ne sourit guère aux écrivains-alpinistes - Peu courant en édition originale Perret 0741

Critique sur Pelic.net

Prix : 20 €



Passages - Anthologie des cahiers de l'alpinisme
Glénat 1988
Neuf, encore sous blister

Critique sur pelic.net

Prix : 10 €

Me contacter par mail si intéressé.

20 avril 2008

Himalayistes - Gilles Modica

Himalayistes - A la conquête de l'altitude - Gilles Modica
Editions Glénat - Coll. Hommes et Montagnes - Fév 2008




Avec cette récente parution chez Glénat, la collection Hommes & Montagnes n'a certainement jamais aussi bien porté son nom.

Journaliste à Montagnes Mag et Trek Mag, Gilles Modica a compilé dans cet ouvrage ses articles (les lecteurs de ces revues auront donc un petit sentiment de déjà lu) relatif aux alpinistes qui - selon lui - ont marqué la conquête de l'Himalaya. En une vingtaine de chapitres, l'auteur nous dresse des portraits courts, denses, bien sentis et parfois sans complaisance, toujours bien documentés (une courte bibliographie accompagne chaque chapitre et offre des pistes de lecture futures intéressantes).

Un siècle d'himalayisme et d'himalayistes : on en retient surtout qu'il s'agit avant tout d'une question de personnalité plus que de condition physique, d'un savant amalgame de folie et de sagesse bien souvent mis à mal par le froid, l'épuisement et l'hypoxie. Et d'un peu de chance.

Ce serait exagéré de dire que la mort est certaine, mais ce serait faux de dire que la vie est garantie.
Erhard Loretan

13 avril 2008

Les métamorphoses de l'alpe - Jean-Philippe Delobelle

Les métamorphoses de l'alpe - Jean-Philippe Delobelle
Ed. Glénat 2002 - épuisé



Illustre les transformations incessantes des paysages des Alpes au cours des saisons, et les adaptations de la faune et de la flore à ces changements profonds de leur environnement.

La plupart des images ont été réalisées en moyen-format, avec une chambre 6x9 Arca, d'où une excellente qualité, même si les clichés ne sont pas des plus originaux.

L'ouvrage a reçu le grand prix du livre d'images de montagne du festival du livre de Passy en 2003.

9 septembre 2007

La Face Voilée - Joe Simpson


La Face Voilée - Joe Simpson
Titre original : Dark Shadows Falling
Editions Glénat - Coll. Hommes et Montagnes - 09/1998



Joe Simpson, miraculé au Siula Grande (La Mort Suspendue), n'a pas abandonné la montagne, loin de là, puisque nous le retrouvons au Népal lors d'une tentative d'ouverture d'une nouvelle voie au Pumori.
Avec une conscience d'alpiniste désormais exacerbée, il observe dans cet ouvrage, avec un regard sans complaisance, le petit monde de l'alpinisme, et plus particulièrement celui de l'himalayisme.

L'ascension de l'Everest, sommet emblématique, est le point nodal de cet ouvrage et amène Joe Simpson à s'alarmer du gachis humain qu'engendre la quête à tout prix du Toit du monde. L'Everest est en effet littéralement embouteillé. Des créneaux favorables en méteo plutôt rares (ne manquez pas de lire Le Routeur des Cîmes à ce sujet), beaucoup (trop) de monde au Col Sud et au-dessus (ressaut Hillary) : expés nationales, expés commerciales, quelques soloistes et surtout des drames. Trop de drames. C'est la montagne direz-vous... Mais Joe Simpson regrette qu'au prétexte d'être dans la fameuse "Zone de la Mort", d'avoir payé une petite fortune pour se trouver là et de ne vouloir en aucun cas hypothéquer sa propre ascension, plus personne (à de rares exceptions près cependant) ne juge bon d'appliquer la solidarité et l'entraide montagnarde qui prévalent dans tous les autres massifs montagneux du monde.

Au final, au XXième siècle, on peut donc encore mourir de froid et de fatigue à 30 mètres de son prochain sans que ce dernier ne bouge le petit doigt.

Aujourd'hui, les "vrais" alpinistes sont tellement loin de ce battage commercial autour de l'Everest que l'on pourrait aussi bien dire qu'ils pratiquent un tout autre sport. Ils forment une élite, par rapport à laquelle tous les autres devraient se jauger. Au lieu de cela, notre sport souffre de cet étrange schisme, avec une élite qui se distancie discrètement de ce qui se passe sur les huit mille, comme si elle reconnaissait tacitement que ce n'est pas de l'alpinisme.


Passé ce constat, Joe Simpson propose quelques solutions pour redonner à l'Himalaya une partie de sa splendeur passée, et en particulier la possibilité d'interdire le recours à l'Oxygène et éventuellement aux cordes fixes. Le recours à un style "pur" (le style alpin) réservera les hautes altitudes uniquement à ceux qui en sont capables, physiquement et techniquement.

Un ouvrage plutôt bien écrit (traduit) malgré un cheminement un peu trop brouillon à mon goût.


PS : Joe Simpson fait à un moment référence à une photo du col Sud prise par Karl Huyberechts, publiée par l'entremise de Pierre Royer dans High Mountain Sports en 1993. Je serai très curieux de pouvoir y jeter un coup d'oeil si quelqu'un la possède !

24 juin 2007

Dans le secret des glaciers du Mont-Blanc - Luc Moreau & Robert Vivian

Dans le secret des glaciers du Mont-Blanc
Luc Moreau & Robert Vivian
Editions Glénat 2000



En une centaine de pages, abondamment illustrées de photos et de croquis, les glaciologues Luc Moreau et Robert Vivian nous font découvrir, à l'échelle du Massif du Mont-Blanc, les multiples secrets des glaciers.

L'ouvrage, conçu dans un but évident de vulgarisation, répond de manière claire aux différentes questions que les non-spécialistes sont amenés à se poser.

Un bon ouvrage de culture générale alpine.

Pour compléter :


4 mars 2007

A paraître

Un petit billet pour évoquer les publications à venir en matière de livres de montagne et d'alpinisme (la gestion et la planification des dépenses sont importantes ! ;-) ) Je précise que le contenu présenté ici n'est pas de ma plume et ne constitue en rien ma critique ni mes notes de lectures ou impressions.

  • Chez l'inévitable Michel Guérin, Le manuel de l'alpinisme par Steven M. Cox et Kris Fulsaas. Traduit de l'Américain et inédit en français , ce manuel est pour les grimpeurs anglo-saxons une "Bible" absolue. Constamment réédité et modernisé depuis 1960, ce manuel est apprécié pour sa grande clarté, son sens pédagogique exceptionnel, la précision de ses illustrations et un style enjoué et sans verbiage inutile. Couvrant l'ensemble des aspects de l'alpinisme, moderne dans sa présentation et simple dans son utilisation, ce guide deviendra ans doute une référence indispensable. Parution Juin 2007

  • Toujours chez Guérin, De l'autre côté de la montagne par Pieran Gausset. De nos jours dans un village d'altitude s'affrontent deux clans. Deux manières de vivre à la montagne. Il y a des bons et des méchants, des bagarres et des coups de feu, du mystère et de l'amour et bien sûr de l'alpinisme. Entre roman d'aventure et western alpin. Parution Avril 2007.
    Un remake du Fou d'Edenberg ?

  • Encore Guérin, avec le Théorème de la peur par Greg Child. On découvrait alors qu'un excellent alpiniste pouvait être aussi un formidable portraitiste et un très bon analyste de cette forme étrange de comportement qui pousse certains à se mettre dans des situations délicates, voire dangereuses pour aller plus haut. Les textes de Greg Child souvent drôles parfois émouvants sont sans doute les meilleurs, écrits récemment, sur ses confrères alpinistes.Réédition le 15 mars 2007 en même temps que Cartes postales de la vire (du même auteur)

  • Actu décidemment très riche pour Guérin avec l'attendu (pour ma part) Routeur de Yan Giezendanner. Dans le monde de l'aventure, l'assistance d'un routeur météo est devenue un élément fondamental. À des milliers de kilomètres de son client, le routeur le guide et le conseille. Une relation privilégiée s'établit entre eux. Le routeur "au chaud" dans son bureau, par les informations qu'il donne, a presque la main sur la barre d'un trimaran affrontant les "quarantièmes rugissants" ou donne le top départ à un alpiniste partant ouvrir une nouvelle voie sur un sommet himalayen. Dans cet univers de l'extrême, Yann Giezendanner est une référence mondiale.
    Basé à Chamonix, ce prévisionniste de Météo France a routé les plus grands alpinistes français (Jean-Christophe Lafaille ou Patrick Berhault par exemple). Il raconte ici les amitiés qu'il a nouées avec ses clients, les joies et les peines, les succès et les drames qui jalonnent sa carrière, et le paradoxe d'une vie consacrée au climat et aux grands espaces alors qu'il se trouve à des milliers de kilomètres des lieux des expéditions. Parution le 15 mai 2007.

  • Et enfin chez Guérin, le dernier Potard avec son Grand dictionnaire d'alpinisme illustré. Bientôt, on dira "Le Potard" comme on disait Le Larousse ou Le Robert.
    Le "Potard" est un dictionnaire des termes d'alpinisme. Et même un concentré de dictionnaires puisqu'il n'hésite pas, pour être plus près de la vérité, à puiser dans tous les autres. L'alpiniste, sérieux, à la recherche du sens véritable des choses, se promènera dans le dictionnaire de physique, de philosophie, le grand livre du cirque, de la prestidigitation, le livre des nœuds… et plongera même, sans s'en apercevoir, un doigt dans le livre des confitures. Aurait dû paraître fin février 2007. Pas aperçu à la Fnac Forum en ce début Mars.

  • La collection Hommes & Montagnes de Glénat s'enrichit d'un nouvel ouvrage, Faux Pas de Jean-Yves Le Meur.
    Un faux pas lui a coûté ses jambes, mais la rage de vivre et la passion de la montagne l'ont propulsé au sommet du Mont Blanc, debout sur un pied artificiel et arc-bouté sur ses béquilles. Ingénieur reconnu et sportif accompli, Jean-Yves Le Meur raconte avec recul, sensibilité, intelligence et humour sa renaissance et son ascension impossible. Un témoignage, dont la portée est universelle, sur le dépassement de soi et la reconstruction. Bouleversant. A paraitre le 21 mars 2007.

  • Liste forcément incomplète...

7 janvier 2007

La Photographie à l'assaut des Alpes

Frédéric Chevaillot & Daniel Leon
Ed. Glénat - 2006

recto Frédéric Chevaillot & Daniel Leon ont exhumé et sélectionné parmi près de 1500 plaques de verre les (près de) 500 clichés qui constituent le vrai sujet de cet ouvrage. Les collections confiées par les héritiers de Daniel Chalonge et Pierre Dalloz nous offrent en effet un aperçu inédit sur une période méconnue de l'alpinisme français : l'entre-deux-guerres.

A cette époque, l'alpinisme français mis à mal par les exploits des autres nations alpines sur les "Derniers grands problèmes" (en particuliers des allemands, des autrichiens et des italiens) entame sa renaissance notamment au travers du Groupe de Haute Montagne (GHM), ces "sans-guides" qui contribuèrent à défricher des terrains encore vierges et à faire évoluer les techniques (On pensera notamment à P. Allain). Daniel Chalonge, astrophysicien alpiniste (et photographe) et Pierre Dalloz, urbaniste alpiniste (et photographe également) forment une cordée renommée à l'origine de nombreuses premières dans les Ecrins et le massif du Mont-Blanc. Cordée qui prends également plaisir à parcourir des sommets de moindre renommée et n'hésitant plus à s'y faire accompagner par la gent féminine.

 Ce témoignage photographique mis en scène par Frédéric Chevaillot et décrit par les textes de Daniel Leon nous fait découvrir la prise de possession de ces massifs parfois encore forts méconnus (Ecrins) par ces grimpeurs et ces skieurs qui parcourent la montagne non plus dans un but scientifique (Daniel Chalonge mènera cependant de nombreux expériences scientifiques à l'occasion de ses courses) ou de traque au chamois mais désormais par pur plaisir.

 Ces photographies nous semblent familières, étrangement proches. Hormis l'époque qui change, n'importe quel alpiniste amateur d'aujourd'hui pourra se reconnaitre dans les attitudes (la plupart des clichés sont en effet "animés") de ces alpinistes réalisant des ascensions devenues accessibles posant nonchalemment au sommet ou pique-niquant devant un refuge.

Un très bel ouvrage.

26 décembre 2006

A voir et à lire (2)

  • Cette fin d'année a vu paraître un nouvel ouvrage de référence : le Dictionnaire Encyclopédique des Alpes (Ed. Glénat). Ces dernières ont eu la bonté de mettre à la disposition des internautes l'ensemble des liens web et notices bibliographies (tirées en grande partie de la revue L'Alpe ): Bibliographies et liens internet commentés


  • La revue trimestrielle Alpes Loisirs (Groupe Le Dauphiné), dans sa nouvelle livrée d'hiver (1er trimestre 2007), nous fait découvrir les travaux du photographe STEPHANE REY-GORREZ qui se définit plus comme un retoucheur photo qu'un photographe. Néanmoins, ses tirages (malheureusement plutôt chers) parviennent à créer un univers montagnard très particulier que j'apprécie beaucoup. http://www.steph-rey.com


  • Papa Noël a été plutôt généreux matière de Livres de Montagne cette année :-) Quelques billets à venir sur le sujet début janvier !

20 décembre 2006

L'Aiguille du Midi et l'invention du téléphérique - Pierre-Louis Roy

L'Aiguille du Midi et l'invention du téléphérique
Pierre-Louis Roy
Ed. Glénat 2004

Recto Que l'on combatte l'aménagement de nos chères montagnes ou qu'on le défende, le transport par cable et en particulier le téléphérique représente une icône incontournable de l'environnement montagnard.

Cinquante ans que la benne rouge qui monte, qui monte ébahit les visiteurs. A l'entrée de Chamonix (Haute-Savoie), le téléphérique de l'Aiguille du Midi survole la route puis s'enfuit tout là-haut, à 3 842 m d'altitude.

La conquête des cimes par le téléphérique est une aventure humaine riche en rebondissements. Imaginée par des ingénieurs visionnaires qui consacrèrent leur vie à réaliser leurs trouvailles techniques, portée par des entrepreneurs qui risquèrent leur fortune dans des projets révolutionnaires, mise en œuvre par des ouvriers funambules, des alpinistes et des guides au courage exemplaire, l'invention du téléphérique recoupe l'histoire du siècle. C'est à Chamonix, dans la fascination du Mont Blanc, que cette aventure est devenue épopée. Ponctuée d'échecs, de renoncements, de coups de génie et de malchance, l'histoire emblématique du téléphérique de l'Aiguille du Midi fut l'œuvre d'hommes remarquables.

A travers un ouvrage dense, fort bien documenté et abondamment illustré, Pierre-Louis Roy nous raconte cette aventure, mise en perspective par l'évocation des réalisations majeures en France, en Europe et dans le monde.


Sur les traces de l'ancien téléphérique de l'Aiguille du Midi
Wikipedia
Skistory : les transports de montagne

18 décembre 2006

Docteur Vertical - Emmanuel Cauchy

Merci à Françoise pour ce cadeau de la Saint Nicolas ;-)

Recto Au (Haut) Secours !

Figure incontournable du secours en montagne (Hôpital du Mont blanc & rattaché au PGHM de Chamonix), médecin urgentiste spécialisé dans le secours en montagne, Emmanuel Cauchy (Docteur Vertical étant son (sur-)nom de plume pour le Magazine Vertical) revient sur 15 ans de sauvetages dans le Massif du Mt Blanc; souvent dramatiques, parfois cocasses, mais tous émouvants.

Ni grande littérature, ni un essai critique, Docteur Vertical est tout simplement un (bon) documentaire sur le secours en altitude et ses anges gardiens des cîmes.

A rapprocher du plus sérieux "Secours en montagne : Chronique d'un été" d'Anne Sauvy (Ed. Arthaud) et du récent "In Extremis : L'épopée du secours dans le massif du Mont-Blanc" de Blaise Agresti (Ed. Guerin)

La critique de Daniel Masse
Le site de l'Hopital de Chamonix

17 décembre 2006

Yves Ballu - Les Alpinistes

Nouvelle acquisition

Glénat
réédition de 1997





Avec ''Les Alpinistes - Chronique raisonnée de leurs aventures remarquables dans les Alpes", Yves Ballu nous a gratifié d'un ouvrage de référence sur l'histoire de l'alpinisme. Des premières aventures d'H.B. De Saussure sur les pentes du Mont Blanc aux (récents - à l'époque de la réédition) exploits de Christophe Profit, Y. Ballu nous narre les grands (et tragiques) moments de l'exploration alpine, dans un style romancé qui nous plonge littéralement au coeur de l'époque et de l'action.

Fort bien documenté, et ne manquant pas d'humour quand l'occasion se présente, Yves Ballu a - à mons sens - particulièrement soigné et réussi la rédaction des annexes consacrées à d'intéressantes réflexion sur l'évolution de l'alpinisme et sur les motivations de ces coureurs de cîmes (voire même des sprinters pour certains). Méritaient-ils pour autant de ne figurer qu'en annexe ?


Au commencement était la montagne... et la montagne était auprès de Dieu... et la montagne était Dieu.
En bas vivaient des petits hommes, blottis au creux de vallées d'herbe et de terre à quatre saisons.
En haut, dans la solitude glaciale et mystérieuse, règnaient des Esprits dont les colères faisaient trembler la neige.
Et les petits hommes effrayés baissaient les yeux.

Au commencement était la montagne... et la montagne était auprès de l'inconnu... et la montagne était l'inconnu.
En bas vivaient des savants, naturalistes et glaciologues, qui s'interrogaient sur le système du monde.
En haut s'offrait un laboratoire en friche, aimant d'une curiosité ardente et naïve.
Et les hommes intrigués ont levé les yeux.

Au commencement était la montagne... et la montagne était auprès du sublime... et la montagne était sublime.
En bas vivaient des poètes, le coeur en bandoulière, qui cherchaient un miroir pour leur âme.
en haut brillait une lumière plus transparente, un décor plus délicat où la création n'apparaissait plus comme l'oeuvre de la nature >mais comme son rêve.
Et les hommes émerveillés ont ouvert les yeux.

Au commencement était la montagne... et la montagne était auprès de l'aventure, et la montagne était l'aventure.
En bas vivaient des explorateurs d'altitude, qui voulaient embrasser la terre pour la dominer.
En haut la neige immaculée, ourlet de l'horizon, avait un goût d'infini...
Et les hommes, avec une inguérissable nostalgie, l'ont fixée des yeux.

Au commencement était la montagne... et la montagne était auprès de l'exploit, et la montagne était l'exploit.
En bas, grandissaient des petits d'hommes, qui jouaient à la pesanteur en équilibre sur le fil de la verticale.
En haut jaillissaient des parois plus lisses, des lignes plus pures, des envies plus inouïes.
Alors, les petits d'hommes ont reconnu leur plaisir et une flamme nouvelle a brillé dans leurs yeux.

Prologue - Yves BALLU

12 novembre 2006

Passages - Anthologie des Cahiers de l'Alpinisme

Nouvelle acquisition

Glénat 1988
Coll. Hommes et Montagnes



Recueil de textes et nouvelles parues dans les différents numéros de Passage (sans le s) sélectionnés par Bernard Amy et René Siestrunck.

Leur sélection est parfois déroutante, bien loin du style habituel de la littérature alpine.

Une curiosité.

Edit du 10/08/2007 :
Préface de l'ouvrage retraçant la petite histoire de Passage, les cahiers de l'alpinisme

PETITE HISTOIRE DE PASSAGE
OU LA JUBILATION DE L'ECRITURE

Officiellement, tout a commencé en 1977 avec la parution du premier numéro de la revue « PASSAGE, cahiers de l'alpinisme ». Mais l'Idée était déjà dans l'air. Depuis plusieurs années des alpinistes pensaient que la littérature alpine, qui avait eu ses heures de gloire, pouvait et devait à nouveau s'épanouir.
Déjà réunis par un ancien projet dans ce domaine, Bernard Amy et Pierre Chapoutot crurent cette possibilité offerte lorsque, avec Jean Bocognano, qui partageait largement leurs vues sur les problèmes posés par l'alpinisme, ils furent conviés à participer aux destinées de la revue « La Montagne et Alpinisme », du Club Alpin Français. Après des décennies de conformisme, cette institution et sa revue vivaient en effet un beau printemps qui eut les éclats de celui de Prague, et dura ce que dura ce dernier : le temps de faire craindre les excès de l'été. L'Idée revint ainsi sur le devant de la scène : quelques articles et réflexions firent croire qu'elle allait prendre forme. Alors l'appareil institutionnel reprit les choses en main et exclut les trublions selon des formes dont la description pourtant instructive sortirait du cadre de cette petite histoire.
Toujours est-il qu'après cet épisode, un soir du début de l'année 1977. Bernard Amy, Jean Bocognano et Pierre Chapoutot se retrouvèrent dans la cuisine sombre d'une petite maison du village de Veurey-Voroize, à proximité de Grenoble. Leur passage en revue n'avait pas été inutile : il avait conforté leur conviction que l'Idée était d'importance, et que tout était à faire. Ils s'aperçurent aussi qu'ils étaient libres, et qu'au fond, le printemps n'avait pas de raisons de s'arrêter. De cela, Jean Bocognano parla à Xavier Fargeas, à Robert Mizrahi et à Vincent Renard. Ce n'était pas par hasard qu'il s'en était ouvert à eux : il les savait animés du même souci et de la même vision. Ils se joignirent ainsi aux trois premiers, formant ensemble le premier cercle de ce qui allait devenir « l'aventure Passage ». Le nom lui-même et la forme de la revue émergèrent peu à peu du grand branle-bas cérébral (et gastronomique) qui s'ensuivit, et scella peu à peu la complicité des compagnons. Passage : le titre nous paraissait plutôt bienvenu, mais compte-tenu des origines très intellectuelles du projet, nous décidâmes d'un sous-titre plus précis : cahiers de l'alpinisme.
François et Dominique Sorlot, des Editions Fernand Lanore, acceptèrent avec courage de donner corps au projet en publiant des textes dont rien n'indiquait qu'ils se vendraient. Et c'est ainsi que, fin 1977, dans un salon parisien, ils offrirent le Champagne fêtant la naissance du premier volume. L'aventure, sous diverses formes, devait durer sept ans.
Pour quelles raisons Passage est-il né, et avec quels objectifs ? Là dessus les avis des fondateurs diffèrent. Pour Jean Bocognano. il s'agissait avant tout de « créer une revue d'alpinisme indépendante de toute institution ». Il avait une défiance acérée à l'égard du conformisme congénital des corps constitués. De là venait sans doute le souci constant de dire et de redire sa volonté de ne pas susciter une « pensée Passage ». L'épisode Club Alpin explique en partie cela, bien sûr. Mais pas entièrement. Pierre Chapoutot, lui, voyait à l'origine de la revue une « simple » envie, celle d'une expression « spontanée, libre, fantaisiste, iconoclaste, insolente ». Xavier Fargeas et Vincent Renard semblaient plus motivés par la possiblité de mettre à plat, de décanter et d'élucider les choses de la montagne, et en particulier le penchant (fatal ?) de ceux qui la parcourent, dans une perspective plus collective pour l'un, plus intimiste pour l'autre. Quant à Robert Mizrahi, le projet éditorial en soi le mobilisait. Il voulait vivre par l'écriture et donner à lire la « dimension poétique, implicite en alpinisme mais rarement aboutie ». Bernard Amy, enfin, pensait qu'il fallait répondre à un besoin né d'une inquiétude, celle d'un alpinisme en pleine « crise d'identification et d'insertion sociale, que la vétusté et la rigidité du discours » de l'époque rendaient incapable de seulement bien poser ses problèmes.
Chacun avait donc ses motivations propres. Mais tous furent d'accord pour déclarer dans les « Propositions pour une passion polymorphe », qui ouvraient le premier volume, une volonté commune de faire des Cahiers « une publication plus contemplative et interrogative que descriptive ou narrative ; de donner à lire de nouvelles recherches plutôt que de vieilles certitudes, des écritures (...) pour ouvrir largement l'alpinisme vers le monde et les idées des autres ». Bref, donner du plaisir de lecture, et permettre à chacun de se frotter à des pensées fortes. Une fois ces ambitions affichées, il restait à se maintenir « sur la sente étroite qui chemine entre les écueils de l'élitisme et la tentation de la démagogie ». exercice d'autant plus difficile que l'alpinisme oscille sans cesse entre les deux : élitiste par ses clubs académiques et ses classements sportifs, sa tendance naturelle au prosélytisme le pousse à employer tous les moyens de séduction, en particulier dans le domaines des revues. Entre le « c'est aux lecteurs de dire ce qu'ils veulent lire » et le « qu'ils lisent ce qu'on veut leur voir lire », il y a sans doute un juste milieu. Mais lequel ?

A ce titre, Passage 1 suscita des réactions très diverses. Certains y virent la manifestation d'un extrême élitisme, voire d'une forme de terrorisme intellectuel. D'autres se contentèrent de l'epingler à leur boutonnière, l'un d'eux déclarant : « en tant qu'alpiniste, je suis fier de cette revue, mais vous comprendrez que je ne la lise pas. » D'autres, enfin, furent heureux de la découvrir. Ils furent assez nombreux pour que l'aventure puisse se poursuivre. En 1979, nous fondâmes l'association Passage, qui prit en charge la publication de la revue, sous une forme plus souriante, et au sein de laquelle nous commençâmes à éditer une collection de livres. Quatre nouveaux numéros de la revue, et cinq livres, virent ainsi le jour.
Pendant ces quelques années, Passage a formé une étoile détonnante et parfois scandaleuse dans la galaxie alpinistique. La revue a fait mouche, et ébranlé un certain nombre d'idées bien ancrées et de visions générales, et ce, très au-delà du petit cénacle des lecteurs réguliers de la revue. Mais en même temps Passage, pourtant doté d'une forte notoriété, est restée une revue plutôt confidentielle : mille cinq cents à trois mille exemplaires par numéro. Mal distribuée, à coup sûr, pas toujours très bien conçue, probablement : une vraie revue d'amateurs et de passionnés. En fait, Passage n'a que partiellement atteint les buts que nous nous étions fixés. L'ouverture vers les non-alpinistes est resté limitée, même si ceux qui ont découvert la revue se sont déclarés agréablement surpris et ont suivi l'aventure jusqu'au bout. En même temps, la méfiance de bon nombre d'alpinistes n'a pas pu être levée : « hommes de sacs et de cordes ». certains n'ont jamais bien compris (ou pas voulu comprendre) qu'on puisse tirer profit à réfléchir sur le sens de ses actes, et même en tirer du plaisir.
Nous avons pourtant réussi à faire durer longtemps l'aventure ; ceci d'abord parce que nous avons toujours voulu faire de Passage un lieu non seulement de recherche, mais surtout de plaisir : d'écrire, de lire, de publier. Une vraie jubilation de donner à lire nous a portés, et les auteurs avec nous. La fidélité des lecteurs a permis de maintenir le projet sur son chemin. La vertu du travail de fourmi, bénévole et le plus souvent nocturne, accompli par l'échelon parisien de notre groupe pour assurer la sortie et la vente des ouvrages a fait le reste. Puis petit à petit, chacun, à sa manière, a compris que les temps étaient en train de changer. Le vieil alpinisme achevait de se défaire, et les formes nouvelles peu à peu se mettaient en place. Les motifs de faire la revue s'en trouvaient modifiés. L'enthousiasme du démarrage lui-même s'est émoussé; notre base collective peu à peu s'est défaite, la diversité de nos motivations nous éloignant insensiblement d'un projet commun. Chacun comprit qu'il allait falloir s'arrêter, ou changer de registre. L'un est parti, d'autres se sont mis en retrait, les derniers n'arrivaient plus à trouver le temps nécessaire pour faire « tourner » la maison. Alors, en 1983, année de la parution de Passage 7, le groupe fut élargi pour apporter le sang neuf nécessaire : Geneviève Amand, Nathalie Beau, Jacques Gaudin, Jacques Hoepffner. Pierre Charmoz, Jean-Claude Legros, Olivier Paulin, et enfin René Siestrunck, grâce à qui la publication des livres a pu continuer jusqu'à aujourd'hui, rejoignirent les fondateurs. La mort en montagne de Jean Bocognano, en janvier 1983, a rendu la situation extrêmement difficile, lui qui avait pris en charge la plus grande part de l'animation et de la parution de la revue. Son remplacement s'est avéré presque impossible. Et c'est sans doute sa disparition qui a fini par avoir raison de Passage. Le critère consistant à ne retenir pour cette anthologie que les principales nouvelles parues dans la revue, s'il a permis d'y faire figurer bon nombre d'auteurs Passage, aurait par contre conduit à une grande absence : celle justement de Jean Bocognano. Jusqu'à sa fin. il a été le pilier central de l'édifice. Et il paraissait impensable de ne pas le citer dans un tel ouvrage. Mais il n'écrivait pas de nouvelles. Nous avons donc choisi de faire entorse au principe en publiant de lui « Des montagnards victimes de l'Histoire ». Doué d'un esprit extraordinairement vert et ouvert, il excellait dans la critique, le pamphlet et l'essai. Deux thèmes principaux l'intéressaient plus particulièrement : l'histoire et l'évolution des populations montagnardes, et les rapports de l'alpiniste avec la société, les arts et la littérature (sur ce dernier point, il était très pessimiste, résumant sa pensée dans la question : « alpinisme, la pauvreté te serait-elle consubstantielle ? »). A travers ces deux thèmes, il est resté présent dans tous les numéros de la revue. D'une immense culture et d'une belle humilité « alpinistique » (pour employer un adjectif qu'il défendait), il avait le souci de ne jamais se prendre au sérieux. Il maniait l'ironie d'une façon souvent tranchante.
Oui, il fallait parler ici de Boco, peut-être parce qu'il essayait toujours de rire de ce que nous avions parfois tendance à prendre trop au sérieux : notre revue, et lui rendre ici hommage. Nous lui dédions le dernier texte de ce volume, dû à Bernard Amy. qui le présente ainsi : « Texte de commande, paru dans l'Année Montagne grâce à Jean-Michel Asselin, cette courte fiction a fini d'être écrite en Corse où Jean et Simone Bocognano avaient fait bâtir au-dessus de la mer la maison de leurs rêves. Elle est cachée dans le maquis, au pied du Monte Grosso, la Montagne Magique que, chaque soir, le soleil qui se couche derrière Calvi incendie pour en faire la plus belle montagne du monde. Nous avons beaucoup parlé de ce texte. A partir des remarques de Boco il a été plusieurs fois repris. Puisse le lecteur prendre à le lire le même plaisir que celui que nous avons eu à l'écrire et à le discuter. » Et puisse-t-il aussi y trouver la certitude que Passage reste nécessaire. L'idée subsiste, tout simplement parce que l'alpinisme n'est pas près de cesser d'exister.
Passage n'est plus. Que naisse un jour le nouveau Passage !

1 octobre 2006

Les Pionniers de l'Or Blanc - Philippe Revil (Photos de Raphaël Helle)

Nouvelle acquisition
édition de 2004 (achat neuf) - ed. Glénat Coll. Hommes & Montagnes



Fruit d’une enquête menée durant deux ans par le journaliste Philippe Révil, et le photographe Raphaël Helle, ce livre retrace le parcours de ces 22 pionniers qui crurent au développement des sports d’hiver et jouèrent un rôle déterminant dans l’aménagement touristique de la montagne.

Les touristes fréquentent la montagne depuis le XVIIIe siècle. Ils y ont d'abord séjourné dans de grands hôtels, essentiellement l'été. Puis, au XXe siècle, les sports d'hiver ont peu à peu transformé l'économie et le paysage alpins, jusqu'à la création des stations intégrées, dans les années soixante, dont les concepts d'urbanisme et d'architecture ont souvent suscité la polémique. Il y a quarante ans également était créé le premier Parc national français, en Vanoise, autre pan de l'aménagement touristique en montagne.

Il était temps de solliciter les témoignages des acteurs essentiels de cette transformation de l'univers montagnard. Architectes, hauts fonctionnaires, champions, aménageurs, industriels, agriculteurs, ingénieurs, élus, promoteurs, urbanistes, commerçants, ils ont été des « inventeurs », dessinant le visage et la vie de la montagne d'aujourd'hui. Philippe Révil a ainsi rencontré vingt-deux d'entre eux :

Émile Allais, légende du ski
Laurent Boix-Vives, l'empereur Rossignol
Honoré Bonnet, dit Monsieur Bonnet
Roger Godino, bâtisseur d'imaginaire
Christine Goitschel, de la planète ski
Gilbert André, l'ermite de la Vanoise
Georges Cumin, l'homme du plan Neige
Guy Rey-Millet, l'architecte humaniste
Laurent Chappis, rebelle de l'or blanc
Jean Cattelin, sorcier des pistes
Yvon Blanc, le rêve d'un berger
Denis Creissels, l'ingénieur ingénieux
Paul Rambeaud, et la cause de la montagne
Antoine Favre, l'amour du pays
Pierre Montaz, parti du câble
Michel Ziegler, pilote des cimes
Michel Bezançon, architecte fonctionnel
et encore Gérard Brémond, Elisabeth Viallet, Jacques Labro, Maurice Grimaud et Pierre Lainé.

À travers les portraits de ces pionniers, dont les photos de Raphaël Helle révèlent souvent la personnalité, c'est l'histoire du tourisme dans les Alpes françaises que l'on explore dans ce livre. © Glénatlivres.com

Une époque où tout semblait possible et la construction de ces paquebots d'altitude - tant décriée qu'elle puisse être à présent - représente une aventure hors du commun. Les témoignages recueillis par P. Revil l'éclairent d'un jour nouveau. Pour comprendre où nous mettons les spatules...

Sur Sabaudia.org : L'aventure architecturale des stations de sports d'hiver

30 août 2006

Yves Ballu - Mourir à Chamonix

Roman policier campé dans le microcosme chamoniard des années 60.



Un nouveau genre pour Yves Ballu qui s'en sort plutôt bien.

Les portraits sont assez stéreotypés mais c'est ce qui fait le charme du récit :o)

Une lecture recommandée si votre pire cauchemar n'est pas de finir vos jours au fond d'une crevasse !

D'autres critiques ici et


Chroniqué sur France Info le 13/05/2006

« Je n'attendais personne aujourd'hui ».....Une phrase on ne peut plus banale qui un jour de 1934 devint extraordaire et qui 70 ans plus tard a inspiré à l'alpiniste-écrivain Yves Ballu un polar intitué « mourir à Chamonix »...

Cet été 1934 un jeune parisien de 27 ans est entré dans les annales de l' alpinisme et de la médecine .. il venait de passer 7 jours à 18 m de profondeur dans une crevasse du glacier des nantillons... défiant toutes les lois de la résistance pysiologique et psychologique.... Tout le monde le croyait mort, sauf sa mère qui paya des guides pour écumer la montagne..Et, quand finalement les secouristes retrouvèrent le disparu c'est par ces mots alors incroyables « je n'attendais personne » qu'il les accueillis..... Aujourd'hui, toujours bien vivant le héros malgré lui de cette réclusion glaciaire a autorisé Yves Ballu à broder autour son dernier roman...

Dans cette histoire là, l'intrigue commence avec un cadavre rejeté par le glacier du requin...... le corps d'un homme disparu depuis 12 ans alors qu'avec son guide il tentait d'ouvrir une voie dans la face sud de l'aiguille du midi...La version officielle veut que, dans un accès de folie, ce grimpeur parisien se soit désencorder et ait basculer dans le vide....Ce qu'à Chamonix toute la communauté montagnarde ne demandera qu'à croire tant sont grands alors le mépris et la rivalité entre les autochtones et les barjots, ces étrangers à la vallée, formés pour la plupart sur les rochers de Fontainebleau et venant voler la vedette aux guides chamoniards sur les parois les plus abruptes...

Nous sommes en 1955, dans les rues de Chamonix flâne Frison-roche, sur la mer de glace s'agglutinent déjà des estivants aux allures de Bidochon pendant que là-haut Rébuffat, Bonatti, Desmaison, Magnone écrivent les plus glorieuses pages de l'histoire alpine....

C'est dans ce décor de légende qu'Yves Ballu tisse les fils de son intrigue....La mort de son homme des glaces apparaît vite beaucoup moins évidente qu'à première vue..

Dans la main crispée du cadavre son fils découvre d'abord le fameux insigne de la compagnie des guides de Chamonix, puis sur une photo il comprend que son père n'est pas mort comme on a voulu le faire croire.. Mais qui l'a tué et pourquoi? Dès lors l'enquête de Paul Brunel sera jalonnée de cadavres et de personnages hauts en couleurs, un guide-gardien de refuge amnésique, un énigmatique ange noir qui défie les lois de la gravité dans le capucin ou l'éperon frendo, une bande de fougueux iconoclastes du rocher focalisés sur la face ouest des drus, un notable et incontournable journaliste..... Bref tout un microcosme chamoniard des années 50 qu'Yves Ballu fait revivre dans un polar haletant où ceux qui connaissent chamonix se sentiront comme des poissons dans l'eau et ou les autres plongeront avec avidité..

26 août 2006

A l'Assaut du Khili-Khili - Bowman W. E

Bowman W. E - A l'Assaut du Khili-Khili
Glénat 1988 Collection Hommes et Montagnes - Réédition du livre de 1956



L'humour est anglais et date forcement un peu. Si vous ne vous arrêtez pas à ça, l'ouvrage est plaisant.

Pastiche sur le thème d'une expédition en Himalaya, à l'attaque du Khili-Khili sommet inviolé de près de 13 000 m.